{"id":4540,"date":"2013-07-07T12:42:53","date_gmt":"2013-07-07T10:42:53","guid":{"rendered":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=4540"},"modified":"2013-07-15T10:26:31","modified_gmt":"2013-07-15T08:26:31","slug":"derniere-publication-halo-vanuatu","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=4540","title":{"rendered":"Halo Vanuatu"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Atterrissage sans encombre. La cabane rouill\u00e9e que nous apercevons depuis le hublot de notre A320 n\u2019est pas celle du jardinier, c\u2019est l\u2019a\u00e9roport international de Bauerfield. Bienvenue au Vanuatu, dans notre nouvelle dimension.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le temps<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A 6 heures du matin en Nouvelle Z\u00e9lande, il faisait frisquet. Mais ici, quand nous sortons de l\u2019habitacle climatis\u00e9 de l\u2019avion, c\u2019est 25\u00b0c et un fort taux d\u2019humidit\u00e9. C\u2019est notre premi\u00e8re \u00e9preuve\u00a0: retirer blousons et sweats en ayant les bras charg\u00e9s. On aurait bien troqu\u00e9 nos pantalons contre des shorts, mais il faudra encore patienter. Ceci dit, le climat est joueur, le soleil trompeur, d\u00e8s le soir venu cela tourne irr\u00e9m\u00e9diablement \u00e0 la pluie. Le\u00e7on n\u00b01\u00a0: ne pas sortir sans son parapluie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les transports <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame si notre bronzage n\u2019est pas compl\u00e8tement parti, difficile pour nous de passer pour autre chose que des touristes. Et quand certains voient notre teint p\u00e2le, c\u2019est le jackpot qu\u2019ils s\u2019imaginent arriver. Du simple au triple, l\u2019inflation des prix est monstrueuse\u00a0! Cette malheureuse exp\u00e9rience, nous l\u2019avons v\u00e9cu dans les transports publics locaux. Pour un ni-van, la course c\u2019est 150 vatus (environs 1,25\u20ac), pour nous 300 \u00e0 400 vatus, pas terrible comme principe. En pleine journ\u00e9e, l\u2019offre de bus est tellement pl\u00e9thorique qu\u2019on peut se permettre d\u2019attendre celui qui pratiquera le juste prix, mais \u00e0 5 heures du matin pour se rendre \u00e0 l\u2019a\u00e9roport, non\u00a0! Cela donne une image n\u00e9gative du pays, surtout qu\u2019en tant que voyageurs ind\u00e9pendants nous faisons surtout travailler les locaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La langue<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, du fran\u00e7ais ou de l\u2019anglais nous ne savons plus laquelle est notre langue maternelle. Un grand avantage au Vanuatu\u00a0! Plac\u00e9 sous le r\u00e9gime du condominium franco-anglais de 1906 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance en 1980 ces deux langues occupent une place importante au Vanuatu. S\u2019il est plus courant de parler anglais que fran\u00e7ais, tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement nous passons de la langue de Shakespeare \u00e0 celle de Moli\u00e8re. En revanche, le bislama nous reste totalement inaccessible, malgr\u00e9 d\u2019\u00e9videntes racines anglaises.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La ville<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour nos premi\u00e8res nuit\u00e9es, nous logeons au Sportsmen\u2019s Hotel, Rue d\u2019Artois, g\u00e9r\u00e9 par un australien \u00e0 c\u00f4t\u00e9 duquel se trouve Emily\u2019s takeaway qui tourne 24\/7. A deux minutes \u00e0 pieds \u00e0 peine\u00a0; le centre culturel du Vanuatu. Dans cette pi\u00e8ce, grande comme la salle des f\u00eates d\u2019Auteuil-le-Roi, pas de soir\u00e9e choucroute mais une simple et efficace mise en valeur de la richesse du patrimoine culturel du pays. Au Vanuatu, les kastom (traditions) sont tr\u00e8s fortement ancr\u00e9es dans la vie des ni-van. Port Vila, la capitale, \u00e9chappe \u00e0 cette r\u00e8gle. Pas de coutumes, ni vraiment d\u2019int\u00e9r\u00eats non plus. Chaleur, humidit\u00e9 et manque d\u2019hygi\u00e8ne, l\u2019insalubrit\u00e9 n\u2019est pas tr\u00e8s loin. Pour ne rien arranger les centaines de bus publics font r\u00e9gner une pollution infernale. Pour ce qui est de l\u2019architecture, personne n\u2019en a entendu parler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La cuisine locale<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour se nourrir, il faut se rendre au March\u00e9. Au nombre de trois, il ne faut pas se tromper. Celui de Nambawan vend de l\u2019artisanat local, celui d\u2019Hebrida des tissus peints \u00e0 la main et habits cousus sur place et l\u2019Outdoor market les fruits, l\u00e9gumes et sp\u00e9cialit\u00e9s. Evidemment, c\u2019est ce dernier qui capte notre attention. Dimanche, le jour de notre arriv\u00e9e, il \u00e9tait ferm\u00e9, nous obligeant \u00e0 nous rabattre sur La Casa, une pizzeria. D\u00e8s le lendemain, le hall raisonne des palabres des vendeurs et de leurs clients. Sur les stands, la diversit\u00e9 des fruits et l\u00e9gumes s\u2019\u00e9tale. Gingembre, taro, igname, manioc, noix de coco, ananas, bananes, pamplemousses, mandarines, nous d\u00e9couvrons les ingr\u00e9dients de base de l\u2019alimentation des locaux. Cependant nos connaissances sont encore trop limit\u00e9es pour se cuisiner un tuluk, notre favori. Ce plat coute une mis\u00e8re\u00a0: 100 vatus\u00a0! Du manioc \u00e9minc\u00e9 renfermant un c\u0153ur de viande et d\u2019oignon, enserr\u00e9 dans une feuille de bananier cuite ensuite dans un four \u00e0 pierres chaudes creus\u00e9 \u00e0 m\u00eame le sol, un vrai d\u00e9lice. Ce plat se pr\u00e9sente un peu comme une sorte de lingot, c\u2019est plus un snack qu\u2019un repas complet. Si on veut quelque chose de plus consistant il y a le poniar\u00e9. Patate douce, bananes et poulet cuit dans une feuille de bananier, c\u2019est plus riche, mais aussi moins bon. Pour un d\u00eener aux chandelles, on peut aussi s\u2019assoir \u00e0 l\u2019une des nombreuses gargottes du march\u00e9. L\u00e0, dans un espace hyper restreint, on s\u2019attable pour d\u00e9guster les plats basiques que ces dames servent \u00e0 longueur de journ\u00e9e. La base est toujours la m\u00eame, du riz et des l\u00e9gumes. Ensuite, elles l\u2019agr\u00e9mentent de poulet, d\u2019\u0153uf, de b\u0153uf ou de poisson selon nos humeurs. Pour manger typique et pas cher, c\u2019est d\u00e9finitivement l\u2019adresse o\u00f9 se rendre. Nous avons bien essay\u00e9 un restaurant, le Mango\u2019s. Mais le KFC-Kokonut Fried Chicken ne valait pas le prix factur\u00e9, et n\u2019\u00e9tait pas aussi savoureux que les plats pr\u00e9par\u00e9s au march\u00e9. En dehors de l\u2019outdoor market, il est difficile de manger typique, les restaurants servent de la cuisine internationale \u00e0 destination des touristes. Si l\u2019on veut manger une p\u00e2tisserie fran\u00e7aise, on peut se rendre Au P\u00e9ch\u00e9 Mignon sans risquer de d\u00e9ception.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les alentours<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour d\u00e9couvrir quelque chose de plus int\u00e9ressant, il vaut mieux s\u2019\u00e9loigner de Port Vila. Les Mele cascades nous donnent notre premi\u00e8re occasion de nous \u00e9merveiller. L\u2019eau jaillie de la montagne pour former un magnifique ensemble de cascades en escalier. Le must c\u2019est que l\u2019on peut s\u2019y baigner pour se rafra\u00eechir. A 1km de l\u00e0, les roasters de la Tanna coffee factory officient. En m\u00eame temps que l\u2019on y d\u00e9guste un expresso, les \u00e9manations des graines fra\u00eechement grill\u00e9es parviennent \u00e0 nos narines. Un peu plus loin, une vision de paradis nous appara\u00eet, Hideaway island. Cet \u00eelot perdu au milieu de la baie est accessible gr\u00e2ce \u00e0 une barque la reliant \u00e0 Mele beach. En plus des chaises longues, on y trouve une bo\u00eete aux lettres sous-marine pour y poster une waterproof postcard \u00e0 mamie. Il suffit de retenir sa respiration pour atteindre les trois m\u00e8tres de profondeur \u00e0 laquelle se situe la bo\u00eete.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A peine le temps de reprendre nos esprits et de nous acclimater, nous devons d\u00e9j\u00e0 partir. Aucun regret au moment de quitter Port-Vila car des aventures fabuleuses nous attendent sur Tanna, une \u00eele de la province de Tafea.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Atterrissage sans encombre. 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