{"id":3389,"date":"2013-01-17T02:32:34","date_gmt":"2013-01-17T01:32:34","guid":{"rendered":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=3389"},"modified":"2013-01-20T09:35:24","modified_gmt":"2013-01-20T08:35:24","slug":"derniere-publication-le-journal-de-viviane-g-lhiver-en-ete","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=3389","title":{"rendered":"Le Journal de Viviane G., l\u2019hiver en \u00e9t\u00e9"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Mardi 1<sup>er<\/sup> janvier, 2013, l\u2019ann\u00e9e de Th\u00e9r\u00e8se<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Premier petit d\u00e9jeuner de l\u2019ann\u00e9e en terrasse, 2013 commence bien. Nous profitons du soleil, \u00e0 tel point que la matin\u00e9e s\u2019ach\u00e8ve presque quand nous mettons les voiles pour Arthur\u2019s Pass. Au Yelloo Shack Caf\u00e9, \u00e0 Springfield, nous faisons notre traditionnelle pause. En face de nous, un donut g\u00e9ant tr\u00f4ne, qu\u2019est-ce\u00a0? Les Simpsons\u00a0?!? Conna\u00ees pas\u00a0!Comme dans la s\u00e9rie, la ville star s\u2019appelle Springfield, ce donut, offert par les producteurs, symbolise ce lien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques kilom\u00e8tres plus loin, les pentes d\u00e9butent, l\u2019angoisse avec elles. D\u00e8s les premiers lacets, un silence de mort s\u2019installe, trois paires d\u2019yeux braqu\u00e9es sur la jauge, faut que \u00e7a tienne\u00a0! Porter\u2019s Pass culmine \u00e0 945 m\u00e8tres, \u00e0 30km\/h, l\u2019ascension est interminable ! La surchauffe \u00e9tait imminente, heureusement, la descente apporte une bouff\u00e9e d\u2019air frais salvatrice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019interm\u00e8de au Castle Hill nous permet \u00e0 tous de nous d\u00e9tendre. Ces immenses bibelots rocheux ornent les collines comme des matriochkas sur un buffet. En comparaison Elephant Rocks c\u2019\u00e9tait de la nioniotte\u00a0! Et m\u00eame si ces terribles nuages gris n\u2019annoncent rien de bon, le panache de couleurs qu\u2019ils offrent est fabuleux et souligne plus encore l\u2019immensit\u00e9 de cet ensemble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec les nuages, de bien mauvais augures arrivent<b>.<\/b> M\u00eame pas le temps d\u2019arriver \u00e0 Arthur\u2019s Pass Village que le ciel se d\u00e9cha\u00eene. Une pluie qui bat, fouette le visage, gifle les vitres, \u00e7a tombe drue. Heureusement, le cottage o\u00f9 nous r\u00e9sidons, que nous partageons avec six autres personnes, est chaleureux, calme, sec\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec ce temps de cochon, la seule option est de rester au coin du feu, en attendant le repas du soir. Mes loulous se collent au fourneau. Pour le barbecue on peut faire une croix dessus, c\u2019est \u00e0 la po\u00eale qu\u2019ils cuisent la viande. L\u2019agneau c\u2019est bon, mais \u00e7a pue. Nos colocataires se font la malle, je les comprends. Sans penser \u00e0 la pluie qui s\u2019abat, nous profitons de l\u2019instant pr\u00e9sent, f\u00eatons 2013.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Mercredi 2 janvier, 2013, rien<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut le voir pour le croire, il pleut encore plus qu\u2019hier ! Petite vitesse aujourd\u2019hui, on s\u2019installe au coin du feu, on lit, on boit du th\u00e9, on regarde des photos, on tra\u00eene. Tous les coloc\u2019 ont mit les voiles, sauf un. Pas grave, il hiberne dans sa chambre, le cottage est \u00e0 nous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous d\u00e9cidons quand m\u00eame de mettre le nez dehors, pour le traditionnel kawa. Rester sec pour aller au zinc du coin\u00a0: mission impossible. L\u2019intervention des pompiers est m\u00eame n\u00e9cessaire pour \u00e9viter que le village ne se transforme en piscine olympique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand les odeurs de nourriture embaument le caf\u00e9, les pancakes maisons du matin sont insuffisants pour tenir notre estomac silencieux. Nous mettons les voiles pour le d\u00eener. L\u00e0 encore, doigts de pieds en \u00e9ventail, mieux qu\u2019un bed and breakfast\u00a0! Ce soir, pizza maison accompagn\u00e9e d\u2019un cidre \u00e0 la poire, beau programme. Si je devais classer cette pizza dans le tasting de Nico, elle figurerait \u00e0 une tr\u00e8s honorable place, je me suis r\u00e9gal\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Jeudi 3 janvier, le soleil fait sa r\u00e9apparition<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 tout ce qui est tomb\u00e9, le soleil ne s\u2019est pas noy\u00e9. L\u2019occasion fait le larron, nous modifions notre programme pour aller randonner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ah oui, sur le parking du DOC, j\u2019ai vu deux Kea (perroquet alpin), abandonnant voiture et valises pour tenter de les photographier, sans succ\u00e8s. En revenant, une mamie kiwi nous conseille de ne jamais laiss\u00e9 la voiture non verrouill\u00e9e, oups\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous ne tra\u00eenons pas plus, partons \u00e0 l\u2019attaque de la Bealey Spur track, randonn\u00e9e de 3-4 heures, une premi\u00e8re. Pendant deux bonnes heures, nous montons, \u00e9tonnamment le terrain n\u2019est pas trop boueux, je m\u2019en tire pas mal pour une d\u00e9butante. La vue panoramique sur les montagnes alentours vaut bien ces efforts. De la neige aux cimes, des rivi\u00e8res gonfl\u00e9es de la pluie de la veille, la vall\u00e9e, superbe panorama. Je comprends mieux pourquoi C\u00e9lia et Nico adorent s\u2019\u00e9vader sur ces hauteurs, la vue y est magnifique. En revanche, les toilettes l\u00e0 haut, c\u2019est\u2026beurk.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La descente, je ma\u00eetrise moins bien, mais j\u2019arrive \u00e0 la voiture, sans chuter\u00a0! Apr\u00e8s \u00e7a, \u00e0 la douche\u00a0! Dans mes r\u00eaves oui\u00a0! La route nous attend, une pentue en plus. Nous nous sommes un peu mont\u00e9 le bourrichon, la voiture ne bronche m\u00eame pas, \u00e7a grimpe beaucoup moins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme nous empruntons le m\u00eame chemin qu\u2019\u00e0 l\u2019aller, la halte \u00e0 Springfield est in\u00e9vitable. Cette fois-ci, pas de caf\u00e9, un petit snack. Nico ne peut passer \u00e0 cot\u00e9 de la sp\u00e9cialit\u00e9 locale\u00a0; le Homer\u2019s donut. C\u00e9lia fera mine de r\u00e9sister, jusqu\u2019\u00e0 succomber, seule moi r\u00e9sisterait\u2026mais pas au g\u00e2teau noix\u00a0\/ chocolat. Ils mangent comme des cochons, se mettent de la cr\u00e8me, du chocolat et de la confiture \u00e0 la framboise partout autour de la bouche, c\u2019est \u00e0 se demander s\u2019ils n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9s par Rahan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous filons au plus vite vers Sheffield, la suite de notre repas nous y attend. Les plus fameuses pies de NZ y sont produites. Il est 17h20 quand nous arrivons \u00e0 la boutique. Coup de bol, elle est encore ouverte, la fermeture est cens\u00e9e \u00eatre \u00e0 17H. Forc\u00e9ment, le choix est plus restreint. Nous trouvons quand m\u00eame notre bonheur, une pie format familial.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La route pour Kaikoura est belle, offre un condens\u00e9 du pays. Des fermes, des \u00e9levages, des montagnes, des vignobles, de la mer, on voit de tout, c\u2019est agr\u00e9able.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce soir encore, nous mangeons \u00e0 l\u2019heure espagnole, nous attaquons l\u2019ap\u00e9ro \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 tout le monde se couche. Ce n\u2019est pas bon pour la digestion, mais au moins nous sommes tranquilles pour d\u00e9guster notre mince and cheese pie. Cette tourte est fourr\u00e9e d\u2019une sorte de ragout avec une fine couche de fromage juste en dessous de la cro\u00fbte, un d\u00e9lice, parfait pour conclure cette journ\u00e9e bien remplie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Vendredi 4 janvier, visitons Kaikoura<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nom de la ville signifie \u00ab\u00a0repas de langouste\u00a0\u00bb, pas besoin de se creuser pour le d\u00eener. Mais avant de penser \u00e0 manger, nous partons pour une bonne promenade sur la p\u00e9ninsule. Quatre heures de marche qui nous m\u00e8nent du centre ville, au long des c\u00f4tes, en passant par une colonie d\u2019otaries. La mer bleu turquoise ne cesse de nous accompagner, c\u2019est somptueux. En plein mois de janvier, short t-shirt, en bord de mer, le bonheur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019heure du d\u00eener approche, resto o\u00f9 pas\u00a0? Seafood BBQ s\u2019av\u00e8re \u00eatre le meilleur ratio prix\/prise de t\u00eate. Avant d\u2019y aller, ap\u00e9ro en terrasse. Notre blanc du Marlborough s\u2019accorde \u00e0 merveille avec nos sushis. Pour la suite, direction le BBQ. Dans une caravane, les produits de la mer sont cuisin\u00e9s \u00e0 la mode locale, une institution dont le succ\u00e8s ne se d\u00e9ment pas. Dans la glaci\u00e8re attenante, les bestiaux s\u2019exposent, nous choisissons notre victime. Au moment de passer \u00e0 la caisse, nous prenons quelques accompagnements, coquilles saint jacques \u00e0 l\u2019ail et paua pattie (omelette \u00e0 l\u2019ormeau). Le cuistot nous annonce 40 minutes d\u2019attente, heureusement que nous avons pris l\u2019ap\u00e9ro. Il ne nous reste qu\u2019\u00e0 trouver une table et attendre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le gars s\u2019est sous-estim\u00e9, 20 minutes lui auront suffit pour nous servir notre plat. Quand il arrive, nous nous jetons comme des morts de faim dessus. Ca n\u2019a pas que l\u2019air bon, \u00e7a l\u2019est\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0Samedi 5 janvier, Moby Dick es-tu l\u00e0\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Kaikoura et l\u2019observation des baleines, c\u2019est comme cul et chemise, ins\u00e9parables. L\u2019activit\u00e9 est ultra touristique, mais nous ne pouvons passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Whale watch d\u00e9tient le monopole de l\u2019observation des c\u00e9tac\u00e9s. Bien r\u00f4d\u00e9, l\u2019attente dans la boutique, le transfert vers South bay, l\u2019embarquement, \u00e7a ne tra\u00eene pas. Une fois \u00e0 bord, nous fendons la bise pour rejoindre le lieu d\u2019observation. L\u2019homme qui parlait \u00e0 l\u2019oreille des baleines. Tel pourrait \u00eatre le surnom du capitaine\u00a0! Il plonge une esp\u00e8ce de trompette dans l\u2019eau, casque viss\u00e9 sur les oreilles, il nous dit ensuite si c\u2019est une baleine bleue ou un poisson rouge. Nous aurons quand m\u00eame la chance de distinguer le dos d\u2019une baleine bleue, ainsi qu\u2019un cachalot.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous nous attendions \u00e0 un show plus spectaculaire, une baleine nous faisant coucou de sa nageoire lat\u00e9rale, o\u00f9 alors un cachalot sautant hors de l\u2019eau, rien de tout \u00e7a. En fait, l\u2019animal n\u2019est visible qu\u2019au moment o\u00f9 il reprend sa respiration, apr\u00e8s 45 minutes d\u2019apn\u00e9e. Le cachalot que nous avions sous les yeux est rest\u00e9 l\u00e0, placide, inspirant, \u00e9jectant l\u2019air, pas hyper funky, impressionnant quand m\u00eame. Apr\u00e8s 10 minutes \u00e0 le voir faire sa gym, on attend une seule chose\u00a0: qu\u2019il plonge\u00a0! Quand \u00e7a arrive, photo carte postale, la nageoire caudale qui s\u2019enfonce, clic-clac, c\u2019est dans la bo\u00eete.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les plus spectaculaires ce sont les dauphins. Quand le bateau croise un banc de dauphins excit\u00e9s, c\u2019est le cirque, saltos, vrilles, pirouettes, ils s\u2019\u00e9clatent, trop marrant. Malgr\u00e9 tout, je suis bien contente de retrouver le plancher des vaches.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s la pause machine \u00e0 laver et un petit caf\u00e9, nous partons nous pr\u00e9parer pour ce soir. J\u2019invite mes deux loustiques au Maxtons, restaurant chic de la ville. L\u2019ambiance particuli\u00e8rement cosy accompagne \u00e0 merveille la cuisine qui y est servie. De l\u2019entr\u00e9e au dessert, nous nous sommes r\u00e9gal\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Dimanche 6 janvier, Christchurch, une ville qui bouge<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les vacances, le bon temps, les bons coups, il ne me reste plus beaucoup de temps pour en profiter.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur la route pour Christchurch, nous faisons une pause chez Mud House, grand producteur de vin. La vue depuis le caf\u00e9 est sensationnelle, mais nous d\u00e9cidons d\u2019\u00eatre raisonnables, no flat white. Par contre, y prendre une bouteille, pourquoi pas\u00a0?! Surtout que l\u2019achat permet de d\u00e9guster deux autres vins \u00e0 l\u2019\u0153il. Dr\u00f4le de fa\u00e7on de vendre, mais ici c\u2019est comme \u00e7a. Entre Le Gewurtz et le Pinot Noir, pas une seconde d\u2019h\u00e9sitation, j\u2019emporte l\u2019alsacien pour la soir\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le vin c\u2019est fait, le plat, c\u2019est pr\u00e9vu, ne manque que le dessert. Quelques kilom\u00e8tres plus loin, des panneaux en bord de route affichent \u00ab\u00a0cherries\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0apricots\u00a0\u00bb, parfait\u00a0! Mes charmants h\u00f4tes se souviennent y avoir postul\u00e9 avant mon arriv\u00e9e, ils redemandent, mais ils sont au complet. Nous en profitons quand m\u00eame pour cueillir et acheter quelques abricots, notre dessert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tant que le temps est cl\u00e9ment, que dis-je, g\u00e9n\u00e9reux en soleil, nous en profitons pour visiter Christchurch, du moins ce qu\u2019il en reste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous commen\u00e7ons par le jardin botanique, tr\u00e8s peu touch\u00e9. Seuls les b\u00e2timents \u00e9rig\u00e9s de la main de l\u2019homme ont souffert, pour la plupart ils sont ferm\u00e9s, o\u00f9 d\u00e9plac\u00e9s La balade est charmante, agr\u00e9able, reposante apr\u00e8s ce trajet en voiture. En plus, il s\u2019y trouve un parterre de dahlias \u00e9tourdissant de couleurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La route du retour \u00e0 notre camping m\u2019offre un aper\u00e7u des d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s par ce dramatique tremblement de terre, c\u2019est terrible. Avant ce choc, cette ville devait avoir du charme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au camping, il n\u2019est pas question de tente. Ils ont r\u00e9serv\u00e9 une petite cabine pour trois, toutes les commodit\u00e9s s\u2019y trouvent, parfait pour passer une soir\u00e9e au calme. Pendant que je tartine des crackers avec cette sorte de bleu dont ils raffolent, Nico et C\u00e9lia s\u2019occupent du repas du soir, savoury scones, des scones sal\u00e9s, en l\u2019occurrence aux l\u00e9gumes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00e9sultat est merveilleux, \u00e9normes, bons et beaux. Le Gewurtz accompagne parfaitement ce d\u00eener, il n\u2019en reste plus une goutte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Lundi 7 janvier, des indiens dans la ville<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour s\u2019orienter ici, pas facile, un coup c\u2019est sens interdit, un coup c\u2019est une voie sans issue, un coup c\u2019est un chantier, bref, a pieds o\u00f9 en voiture, nous nous sommes pas mal \u00e9gar\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces d\u00e9tours nous permettront de constater l\u2019ampleur des d\u00e9g\u00e2ts, immense\u00a0! Les anciens b\u00e2timents ne sont pas seuls \u00e0 avoir morfl\u00e9, les nouveaux n\u2019ont pas meilleure allure. Dans le centre, c\u2019est un malheureux m\u00e9lange de vieux b\u00e2timents en ruines et de nouveaux buildings en cours de destruction. Les pelleteuses ramassent les gravas, les ouvriers s\u2019affairent au d\u00e9mant\u00e8lement des immeubles, c\u2019est surr\u00e9aliste, triste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 cette plaie encore bien ouverte, la ville tente de retrouver un nouveau souffle, de se donner un nouveau d\u00e9part. C\u2019est l\u00e0 le sens et la symbolique du re-start center. A deux pas des ruines, caf\u00e9s restaurants et boutiques ont pris place dans des containers, plut\u00f4t inhabituels, C\u2019est tr\u00e8s design, color\u00e9s, un brin branch\u00e9, c\u2019est le nouveau c\u0153ur commer\u00e7ant de la ville, vivant et anim\u00e9, malgr\u00e9 tout.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien \u00e9videmment, nous passerons les boutiques au peigne fin pour trouver les souvenirs et cadeaux qui vont bien. Apr\u00e8s ces efforts, l\u2019occasion d\u2019un flat white en terrasse avec ce soleil presque br\u00fblant est immanquable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La journ\u00e9e passe vite, l\u2019heure de se pr\u00e9parer approche. Pour notre derni\u00e8re soir\u00e9e, les loulous m\u2019offrent le restau. Le birman ferm\u00e9, nous nous rabattons sur Coriander\u2019s, un indien. Autour de mets bien \u00e9pic\u00e9s, nous nous rem\u00e9morons nos deux semaines pass\u00e9es ensemble, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 la fin, snif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Mardi 8 janvier, pas le temps de tra\u00eener<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je n\u2019ai pas envie de les quitter, mais pourtant il le faut. L\u2019\u00e9motion nous envahit, l\u2019heure du d\u00e9part est arriv\u00e9e, trop vite \u00e0 mon go\u00fbt, les vacances sont finies, j\u2019ai ador\u00e9 chaque moment pass\u00e9 ici (sauf peut \u00eatre la pluie au Mt Cook), je m\u2019envole pour Auckland o\u00f9 je ferais un rapide tour de la ville, avant de d\u00e9finitivement quitter la Nouvelle-Z\u00e9lande, m\u2019\u00e9loigner de mes loulous.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mardi 1er janvier, 2013, l\u2019ann\u00e9e de Th\u00e9r\u00e8se Premier petit d\u00e9jeuner de l\u2019ann\u00e9e en terrasse, 2013 commence bien. Nous profitons du soleil, \u00e0 tel point que la matin\u00e9e s\u2019ach\u00e8ve presque quand nous mettons les voiles pour Arthur\u2019s Pass. Au Yelloo Shack Caf\u00e9, \u00e0 Springfield, nous faisons notre traditionnelle pause. 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