{"id":3153,"date":"2012-12-20T11:52:20","date_gmt":"2012-12-20T10:52:20","guid":{"rendered":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=3153"},"modified":"2012-12-25T11:53:08","modified_gmt":"2012-12-25T10:53:08","slug":"shambhala-bhala-bhala","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=3153","title":{"rendered":"Shambhala, bhala, bhala"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Il est un peu moins de 19 heures ce samedi 1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre quand nous frappons \u00e0 la porte du paradis (Shambhala en himalayen). En son absence, Saint Pierre a confi\u00e9 les cl\u00e9s de la boutique \u00e0 John. Perch\u00e9e sur une colline, la terrasse de la maison principale jouit d\u2019une vue idyllique sur la mer. Tout autour, plantes, arbres et oiseaux, impressions de paradis terrestre. M\u00eame si le d\u00e9cor nous para\u00eet tout \u00e0 fait terrien, nous avons en r\u00e9alit\u00e9 atterri sur Mars. Les autochtones sont du genre r\u00eaveur\u00a0; une prof de yoga, un couple de routards hippies, un canadien barbu et un africain blanc. O\u00f9 sommes nous tomb\u00e9s\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour couronner le tout, il y a John, pas communicant pour un sou. Pas de tour du propri\u00e9taire, il nous montre notre hutte, une cabane au fond du jardin, la seule \u00e0 ne pas avoir vue sur mer, et nous invite \u00e0 suivre le cours de yoga, point. Pour l\u2019accueil chaleureux, on repassera (ou pas). Ceci dit, Grae nous l\u2019avait dit, John est inhabituel, nous confirmons.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Paradis pour les lamas en herbe<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">John est un fervent d\u00e9fenseur de la retraite, spirituelle bien s\u00fbr, avant 65 ans. Pas d\u2019internet, pas de r\u00e9ception t\u00e9l\u00e9phonique, la mer, la nature, l\u2019endroit est tout indiqu\u00e9. Le temps de notre s\u00e9jour, nous partons en qu\u00eate de la paix int\u00e9rieure, en tongs. Salle de m\u00e9ditation avec vue sur mer, Tea House, des bouddhas par ci, des bouddhas par l\u00e0, tout est pr\u00e9vu pour m\u00e9diter, atteindre le nirvana. \u00a0Nous avons essay\u00e9, mais soit nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 atteint, soit ce n\u2019\u00e9tait pas le bon jour. Tous les matins, John pr\u00e9side la s\u00e9ance de m\u00e9ditation. Pendant une demi heure, en position de lotus (plus o\u00f9 moins bien s\u00fbr), nous fermons les yeux et suivons le guide. Imaginer que notre \u00e2me s\u2019\u00e9chappe, qu\u2019elle va faire trempette en face, sous la surface de la mer, puis part se promener dans le ciel, les \u00e9toiles, la voie lact\u00e9e, l\u2019univers, l\u2019infini et au-del\u00e0, ce n\u2019est pas trop notre truc. En fait, notre \u00e2me se sent bien avec nous, elle n\u2019a pas boug\u00e9. Rester les yeux ferm\u00e9s \u00e0 ne rien faire, autant rester au lit\u00a0! Personne ne pourra nous reprocher de ne pas avoir essay\u00e9. Le yoga, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 plus notre truc, une autre premi\u00e8re. Cette fois, BJ dirige la s\u00e9ance. A l\u2019heure du crime (18h tous les mercredis et samedis), un rastaman d\u2019un certain \u00e2ge arrive. Dreadlocks, barbe hirsute<b>, <\/b>pieds nus, vient-il jouer du djemb\u00e9 pour rythmer la s\u00e9ance\u00a0? Non, lui, c\u2019est BJ, prof\u00a0de hard yoga, yeah man\u00a0! Les pauses qu\u2019il prend, nous en mettons quelques uns au d\u00e9fi de les prendre\u00a0! Rhumatisme et arthrite n\u2019on pas prise sur lui, il s\u2019attrape les gros orteils en passant ses jambes au dessus de sa t\u00eate les doigts dans le nez ! Nos corps refuseront bien de prendre quelques unes des positions, mais l\u2019exercice nous correspond mieux. Se d\u00e9penser pour se vider la t\u00eate, \u00e7a nous va bien. Rando, m\u00e9diation, yoga, helpX, nous allons revenir avec des corps d\u2019athl\u00e8tes de tr\u00e8s haut niveau en France. A n\u2019importe quel moment de la journ\u00e9e, pour se retirer, la Tea House est un must, pas besoin de prof cette fois-ci. Entour\u00e9s de verdure, face \u00e0 la mer, avec pour seul compagnon ce bouddha contemplatif, la paix est royale, le lieu tranquille et le paysage magnifique. Bonus track, il y a tout ce qu\u2019il faut sur place pour se concocter un th\u00e9 (d\u2019o\u00f9 le nom). Dissimul\u00e9s dans la table basse, \u00e9vier et r\u00e9chaud fonctionnent \u00e0 merveille, une grande id\u00e9e, et le\u00a0 lieu notre endroit favori de Shambhala, quand personne ne vient nous d\u00e9ranger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Dur, dur d\u2019\u00eatre un disciple<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ici, tout le monde n\u2019est pas log\u00e9 \u00e0 la m\u00eame enseigne, il y a ceux qui profitent et ceux qui bossent. Nous, nous bossons. Gare \u00e0 ceux qui se moquent\u00a0! Ce n\u2019est pas toujours une partie de plaisir, 2h30 de boulot, dures psychologiquement, comme physiquement. Quand John nous assigne des t\u00e2ches, notre \u00e9panouissement n\u2019est pas son probl\u00e8me, nous sommes des mains lui \u00e9vitant des t\u00e2ches ingrates. Au premier rang de celles-ci, le weeding, le d\u00e9sherbage, gazon maudit\u00a0! All\u00e9es et parterres c\u2019est bien beau, encore faut il les entretenir\u00a0! Et sur qui \u00e7a tombe\u00a0? C\u00e9lia\u00a0! D\u00e9sherber, d\u00e9sherber et d\u00e9sherber. L\u2019ennui, la d\u00e9prime totale. Pour Nico, c\u2019est plus vari\u00e9, m\u00eame si de temps \u00e0 autre, il a aussi sa dose de d\u00e9sherbage. A part \u00e7a, il fait du building. Les travaux physiques, c\u2019est pour sa pomme. Creuser un trou, vider la remorque pleine de composte ou de terre, faire du ciment \u00e0 la main, passer la tondeuse, voila son champ d\u2019action. Seul homme de l\u2019\u00e9quipe de woofer, forc\u00e9ment \u00e7a devait lui tomber dessus. Efrat l\u2019Isra\u00e9lienne hippie et Jennifer l\u2019indienne anglaise, se voient confier les t\u00e2ches \u00a0moins ardues, m\u00e9nage et machine \u00e0 laver, nous ne sommes pas tous log\u00e9s \u00e0 la m\u00eame enseigne. Leurs d\u00e9parts un peu pr\u00e9cipit\u00e9s vont redistribuer la donne, pour C\u00e9lia surtout. Elle fera le boulot des deux filles, en deux fois moins de temps qu\u2019elles, pas mal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Sea, sex and bouddhisme<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme il est facile de comprendre les bouddhistes qui viennent m\u00e9diter ici. Entre Lhassa et la Golden Bay le choix est vite fait. L\u00e0 bas, le froid, la montagne, la solitude et pas un seul caf\u00e9 digne de ce nom alors qu\u2019ici, plages de r\u00eaves, temp\u00e9ratures estivales et bons caf\u00e9s \u00e0 tous les coins de rue. Pr\u00e8s de Puponga, on a du mal \u00e0 s\u2019imaginer que derri\u00e8re de paisibles p\u00e2turages verdoyants se cache Wharariki beach, dunes et plage de sable fin o\u00f9 une colonie d\u2019otaries a pris ses quartiers. Toujours dans les environs, Farewell Spit. Les n\u00e9o-z\u00e9landais ont pouss\u00e9 l\u2019admiration du kiwi jusqu\u2019\u00e0 imaginer que cette langue de sable forme le bec d\u2019un kiwi. Il faut prendre de la hauteur pour le voir, car vue du sol, sable fin, dunes et mer bleu azur emplissent tout notre champ de vision. Le top du top reste l\u2019Abel Tasman National Park. Nous nous demandons si nous sommes aux cara\u00efbes ou en NZ. Paysage de cartes postales, les montagnes \u00e0 la v\u00e9g\u00e9tation dense plongent directement dans la mer turquoise. Certaines sont arr\u00eat\u00e9es par des plages de sable fin et dor\u00e9 o\u00f9 on aimerait se d\u00e9tendre quelques longues minutes si le soleil n\u2019\u00e9tait pas si agressif (satan\u00e9 trou dans la couche d\u2019ozone). Et dire que nous sommes au mois de d\u00e9cembre, en short et en T-shirt, improbable. Seule la temp\u00e9rature de l\u2019eau vient nous rappeler le froid auquel nous sommes habitu\u00e9s \u00e0 pareil \u00e9poque. A Pohara, alors que nous nous baladions sur la plage, nous tentons un trempage d\u2019orteils. Brrrrr, m\u00eame pas en r\u00eave\u00a0! L\u2019eau fr\u00f4le difficilement les 15\u00b0c, frustrant. Sans cela, nous aurions d\u00e9j\u00e0 piqu\u00e9 une t\u00eate. Chose que nous n\u2019aurions pu faire \u00e0 Pupu spring, eau de source naturelle sacr\u00e9e \u00e9manant des profondeurs de la terre. L\u2019eau est limpide, mais impossible d\u2019y tremper les pieds, \u00e7a serait une offense aux maoris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La route pour le nirvana est sem\u00e9e de caf\u00e9s et restaurants<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faudra beaucoup de r\u00e9sistance au jeune padawane pour suivre la voix du sage. Ici, les tentations guettent, adopter une vie d\u2019asc\u00e8te sans succomber aux tentations, impossible pour nous. Point d\u2019abstinence, de l\u2019abondance\u00a0! De Takaka \u00e0 Colingwood, presque tous les caf\u00e9s et restaurants ont re\u00e7u notre visite. \u00a0Certains se d\u00e9tachent du lot. The Naked Possum est de ceux l\u00e0. Il faut dire que pour notre visite, ils avaient mis les petits plats dans les grands. Spit roasted pork (cochon grill\u00e9 \u00e0 la broche), wood chopping contest (concours de coupage de bois) avec des vrais b\u00fbcherons de comp\u00e9tition, petit march\u00e9 de fermiers et Gypsy Picklers en bande sonore, et en toile de fond, soleil et montagnes, l\u2019apr\u00e8s midi file sans crier gare. Comble du comble, le carrot cake en vitrine \u00e0 l\u2019air canon, autant demander \u00e0 Eve de ne pas croquer dans la pomme, la tentation est trop grande. Et le plaisir au rendez-vous, l\u2019apr\u00e8s midi est presque parfaite. Deux d\u00e9tails clochent, le cochon \u00e9tait tellement bon, on en redemande, surtout, trop dur de retourner au boulot. John nous attend, nous partons, \u00e0 contre c\u0153ur. Dans un autre style, Le Brigand, un caf\u00e9 de Takaka, obtient la palme du meilleur plan. Pour 6NZ$, coffee &amp; treat, la bonne affaire. Pour le go\u00fbter c\u2019est parfait. En plus, l\u2019internet est gratos, quand nous y mettons les pieds, nous prenons racine sur la terrasse ombrag\u00e9e et restons jusqu\u2019\u00e0 l\u2019heure du d\u00eener. Et le meilleur du mieux, leur chocolate caramel slice est \u00e0 tomber par terre\u00a0! Un c\u0153ur de caramel fondant, une couche de chocolat cromoelleux (mi croquant, mi moelleux) sur le dessus, soutenu par une cro\u00fbte sableuse, nous fondons totalement. Les autres caf\u00e9s de la ville se d\u00e9fendent aussi, parfois pour l\u2019ambiance, parfois pour le go\u00fbt. Dans le c\u0153ur de l\u2019ancien th\u00e9\u00e2tre municipal, le Wholemeal sert p\u00e2tisseries et caf\u00e9s dans un cadre \u00e0 part enti\u00e8re. La d\u00e9co n\u2019arrive pourtant pas \u00e0 d\u00e9tourner Nico de son Dutch Apple Cake, trop bon pour \u00eatre vrai, il en r\u00eave m\u00eame la nuit. Ancienne Poste et \u00e9picerie, le Langford\u2019s Store aurait pu lui faire de l\u2019ombre, presque centenaire, on remonte le temps en m\u00eame temps qu\u2019on y d\u00e9guste un caf\u00e9. Mais les p\u00e2tisseries font p\u00e2les figures, le scone nature et l\u2019anzac biscuit n\u2019auront pas enthousiasm\u00e9 nos papilles. Et le pire, c\u2019est que le pont suspendu historique du coin n\u2019est m\u00eame plus l\u00e0, emport\u00e9 par les eaux. Pas de mauvaise surprise en revanche chez Rosy Glow Chocolate. \u00a0La maison rose bonbon, la vendeuse habill\u00e9 style ann\u00e9e 30 et surtout les chocolats, tout y est. Les f\u00e8ves des Samoa combin\u00e9es au savoir faire maison font merveilles. Turtle, nut creole, cream brazil, conquistador, ces noms aux sonorit\u00e9s exotiques titillent nos sens. Dans la vitrine, nous voudrions tous les essayer, nous nous limiterons \u00e0 ces quatre l\u00e0, d\u00e9licieusement divins, nous \u00a0les d\u00e9gusterons en ayant une pens\u00e9e pour certains. Dangerous Kitchen, adresse recommand\u00e9 par nos amis hippies, le service est bon \u00e0 jeter par terre, pas le carrot cake, ni le chocolate raspberry cake, d\u00e9licieux. A fr\u00e9quenter les caf\u00e9s, notre consommation de long black a explos\u00e9. Pour changer, Takaka Infusion est une alternative savoureuse. Tenue par nos cousins germains, le th\u00e9 y est la boisson vedette, le choix est large. Pas de fausse note, il y a m\u00eame des p\u00e2tisseries, dont une fameuse honey walnut slice.M\u00eame loin de tout, la tentation guette. A Farewell Spit, au bout de la route gravillonn\u00e9e, ce n\u2019est pas la plage qui nous attend, mais le Paddle Crab caf\u00e9, les peanut butter chocolat cookies, bons et pas chers, sont parfaits pour caler notre petit faim passag\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>R\u00e9gime v\u00e9g\u00e9tarien (ou presque)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On pourrait croire que nous passons notre temps \u00e0 manger des p\u00e2tisseries et boire du caf\u00e9, ok, il y a un peu de vrai la-dedans. Mais il faut nous comprendre, le petit d\u00e9jeuner est notre seul repas jusqu\u2019au diner, sans un go\u00fbter, nous ne tiendrions pas. En milieu d\u2019apr\u00e8s midi, le petit d\u00e9jeuner n\u2019est plus qu\u2019un lointain souvenir pour notre estomac. Le go\u00fbter devient un ami pr\u00e9cieux pour tenir jusqu\u2019au soir. A part \u00e7a, nos repas sont sains, \u00e9tiquet\u00e9s \u00ab\u00a0healthy food\u00a0\u00bb. Avec l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019\u00e9t\u00e9, nous pouvons d\u00e9vorer fruits et l\u00e9gumes sans assassiner notre porte monnaie. Viande rouge et saucisses sont soudainement interdites d\u2019entr\u00e9e dans nos estomacs. Tous les samedis, notre dealer s\u2019installe sur le march\u00e9 de Takaka, \u00e0 la vue de tous. Salade, brocolis, tomates, concombres, avocats, fraises, framboises, poires, pommes, il a de tout, c\u2019est de la bonne. S\u2019il \u00e9tait venu \u00e0 nous faire faux bond, les micros stands des mara\u00eechers\u00a0 diss\u00e9min\u00e9s le long de la State Highway 60 nous auraient sauv\u00e9 la mise. Il n\u2019est pas rare de voire des pancartes affichant \u00ab\u00a0Fresh Vegetables\u00a0\u00bb. Par curiosit\u00e9, nous nous arr\u00eatons. Un stand, quelques l\u00e9gumes, une tirelire qui fait office de caisse enregistreuse, c\u2019est exceptionnel. Ce n\u2019est pas qu\u2019un simple stand de l\u00e9gumes, c\u2019est un mode de vie, ici, on fait confiance, c\u2019est beau. Dans notre r\u00e9gime, v\u00e9g\u00e9tarien, nous avons fait quelques entorses, pas beaucoup. Faute avou\u00e9e, \u00e0 moiti\u00e9 pardonn\u00e9e, nous avons p\u00each\u00e9. Pour \u00eatre plus juste, quelqu\u2019un l\u2019a fait pour nous, et nous avons achet\u00e9 sa prise. Une salade compos\u00e9e accompagn\u00e9 de son filet de poisson, la tentation est trop grande.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Terre d\u2019artistes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Potiers, sculpteurs, peintres, dessinateurs, la Golden Bay regorge d\u2019artistes et de galeries. Certaines m\u00e9ritent le coup d\u2019\u0153il, d\u2019autres m\u00e9ritent carr\u00e9ment d\u2019y passer du temps. La Daemant Gallery plus que tout autre. Sculpteurs ou acteurs, difficile de le dire tant ce duo joue la partition \u00e0 merveille. Pendant que Rosie sculpte la roche d\u2019Oamaru, Mike sculpte les pr\u00e9sentoirs en bois, et taille le bout de gras avec le client. Il faut se les imaginer dans leur garage, Mike apostrophant l\u2019artiste au travail d\u2019un \u00ab\u00a0Hey Rosie\u00a0\u00bb, collector. Si nous avions eu un coup de c\u0153ur pour une de leurs \u0153uvres, nous aurions craqu\u00e9 avec plaisir. Venus pour une visite, nous avons pass\u00e9 presque deux heures \u00e0 discuter, deux duos en repr\u00e9sentation. \u00a0Tout l\u2019inverse de notre passage \u00e0 Estuary Arts, o\u00f9 nous avons achet\u00e9 une petite bricole. Enthousiasm\u00e9s \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00e9changer avec l\u2019artiste sur sa cr\u00e9ation, son inspiration, sa technique et tout, la discussion a tourn\u00e9 court. L\u2019achat s\u2019apparente \u00e0 une vulgaire course dans un supermarch\u00e9, un comble\u00a0! Parlant d\u2019artiste, \u00a0John fait aussi parti de cette caste l\u00e0. Dans la maison, un petit d\u00e9tail nous met la puce \u00e0 l\u2019oreille, les peintures et dessins portent tous la m\u00eame signature, John Clere. Il est 22H30 quand Nico pose la question fatidique. C\u2019est bien sa signature, surprenant. Alambiqu\u00e9es, certaines de ses \u0153uvres ne nous plaisent pas, en revanche, ses dessins sont particuli\u00e8rement r\u00e9ussis. Nous voulons en savoir un peu plus, mais lui ne d\u00e9voile rien, il s\u2019\u00e9loigne dans la p\u00e9nombre, la discussion tourne court.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le Mussel Inn, temple local<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien plus qu\u2019\u00e0 Shambhala, The Mussel Inn est LE temple local. Les fid\u00e8les y affluent toute la journ\u00e9e, sans discontinuer. Atout majeure de ce succ\u00e8s, leurs bi\u00e8res. Brass\u00e9es localement, issues de recettes maisons, elles ont tout pour plaire. La Captain Cooker est la t\u00eate de gondole, notre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e. Le vendredi soir, ambiance kiwi, le parking est bond\u00e9. Nous p\u00e9n\u00e9trons dans le temple. Ambiance rustique, tout est en bois, nous remontons dans le temps, \u00e9poque cowboy, ne manquent que les portes saloon \u00e0 l\u2019entr\u00e9e<b>. <\/b>Nous sommes fan, de l\u2019ambiance, aussi de la bi\u00e8re. L\u2019architecture, l\u2019usure, tout laisse \u00e0 penser que le pub est centenaire, mais non, il soufflera ses vingt bougies la semaine suivante. Cool\u00a0! Pour l\u2019occasion, concerts et bi\u00e8res au prix d\u2019il y a vingt ans pendant une semaine, grandiose\u00a0! Samedi 15 d\u00e9cembre, JOYEUX ANNIVERSAIRE\u00a0! \u00a0La bi\u00e8re \u00e0 2,5NZ$, c\u2019est cadeau. Bon, la Captain Cooker reste au prix standard, c\u2019est la first light lager pour ce prix, une blonde plus l\u00e9g\u00e8re, bonne aussi. Pour l\u2019occasion, nous nous l\u00e2chons, assiette de nachos, moules vertes \u00e0 la vapeur, moules en chowder (sorte de soupe), pain \u00e0 l\u2019ail, et crumble en dessert. Les bi\u00e8res sont top, mais la restauration est quelconque, sauf les nachos, parfaits en accompagnement de nos mousses. Vingt et une heure, The Immigrants prennent le micro pour d\u00e9livrer la bonne parole. Deux heures de son pop-rock \u00e0 fond, rifs de guitare, voix rocailleuse, \u00e7a sent les sueurs, l\u2019ambiance monte, les kiwis se donnent sur le dance floor. Sans conteste, ce bar d\u00e9gage quelque chose, notre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de Nouvelle-Z\u00e9lande, pas pour rien que nous y retournerons les deux jours suivants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus de deux semaines se sont d\u00e9j\u00e0 \u00e9coul\u00e9es, notre s\u00e9jour \u00e0 Shambhala touche \u00e0 sa fin. Mardi 18 d\u00e9cembre, nous partons pour lentement rallier Christchurch, et r\u00e9cup\u00e9rer Vivi, la maman de C\u00e9lia, qui vient passer no\u00ebl avec nous. Justement, no\u00ebl, au soleil, le c\u00e9l\u00e9brer sans le froid et sans la neige, \u00e7a a quelque chose d\u2019assez anachronique pour nous, presqu\u2019incompatible. A Takaka, les d\u00e9corations sont\u00a0 en place et la parade a d\u00e9j\u00e0 eu lieu, pourtant, \u00e7a ne colle pas avec No\u00ebl. Le froid et la neige nous manquerait presque\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est un peu moins de 19 heures ce samedi 1er d\u00e9cembre quand nous frappons \u00e0 la porte du paradis (Shambhala en himalayen). En son absence, Saint Pierre a confi\u00e9 les cl\u00e9s de la boutique \u00e0 John. Perch\u00e9e sur une colline, la terrasse de la maison principale jouit d\u2019une vue idyllique sur la mer. Tout [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3154,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[135,136],"tags":[180,133,179],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/notrecarnetderoute.com\/wp\/wp-content\/uploads\/Pri\u00e8res.jpg?fit=5184%2C3456","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p27grk-OR","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3153"}],"collection":[{"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3153"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3153\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3258,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3153\/revisions\/3258"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3154"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3153"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3153"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3153"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}