{"id":1946,"date":"2012-06-23T16:00:35","date_gmt":"2012-06-23T14:00:35","guid":{"rendered":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=1946"},"modified":"2012-08-27T18:55:28","modified_gmt":"2012-08-27T16:55:28","slug":"lost-in-la-ciudad-perdida","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=1946","title":{"rendered":"Lost in la Ciudad Perdida"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Vous pourrez le dire dans n\u2019importe quelle langue, prononcer le nom de cette cit\u00e9 a quand m\u00eame un sacr\u00e9 cachet, la classe internationale en quelque sorte, \u00e7a nous correspond assez bien\u00a0! Maintenant que le trek est derri\u00e8re nous, nous ne nous demandons m\u00eame plus pourquoi la Cit\u00e9 Perdue s\u2019appelle comme \u00e7a.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Pour faire notre trek, nous avons fait appel \u00e0 un organisme\u00a0: Ethnotour Wiwa. D\u00e8s notre arriv\u00e9e \u00e0 Bogota, nous nous \u00e9tions mis en qu\u00eate d\u2019un organisme pour ce trek. Notre h\u00e9bergeuse nous avait alors vant\u00e9 les m\u00e9rites de cette toute nouvelle agence dont les guides sont de vrais indig\u00e8nes de la Sierra Nevada. Ca a fait tilt tout de suite\u00a0! L\u2019id\u00e9e de rencontrer un indig\u00e8ne wiwa bien vivant nous a imm\u00e9diatement plu. Le matin de notre d\u00e9part, c\u2019en est un qui nous accueille, le premier contact est d\u00e9j\u00e0 bon.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Ensuite, \u00e7a t\u00e2tonne un peu. S\u00fbrement d\u00fb \u00e0 la jeunesse de l\u2019agence, l\u2019organisation est h\u00e9sitante. On nous balade un peu pour aller r\u00e9cup\u00e9rer les vivres et rejoindre la jeep qui nous am\u00e8nera au point de d\u00e9part. Au moment de charger les affaires, nous nous rendons compte qu\u2019il va d\u2019abord voir ailleurs si nous y sommes. Aaaargh, nous aurions pu dormir une heure de plus, au vue de notre \u00e9tat de fatigue cela n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 du luxe.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Enfin, l\u2019heure du d\u00e9part arrive, nos jambes fr\u00e9tillent d\u2019impatience \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019entamer le trek. Pour nous c\u2019est une premi\u00e8re de partir aussi longtemps en randonn\u00e9e, il nous tarde de voir ce que cela va donner.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Apr\u00e8s deux interminables heures de voiture, nous arrivons \u00e0 notre point de d\u00e9part\u00a0; Mamey. M\u00eame pas partis que nous mangeons d\u00e9j\u00e0\u00a0! Des sandwichs, du coca, c\u2019est un peu rustique, mais avec \u00e7a nous tiendrons largement la distance. Et nous retrouvons notre guide, Vicente. Nous comprenons le d\u00e9sarroi de ceux qui s\u2019attendaient \u00e0 un nom aux sonorit\u00e9s exotiques, \u00e7a ne fait pas hyper indig\u00e8ne. Mais garanti, la tenue, la t\u00eate, la taille, les accessoires, tout y est, c\u2019en est un.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Une fois la mule charg\u00e9e, nous pouvons partir. Sur ce premier tron\u00e7on notre guide ne sera pas souvent \u00e0 nos c\u00f4t\u00e9s. Au mieux il nous dira de suivre la jeune fille qui guide la mule, au pire nous serons seuls. Un comble pour un guide\u00a0! Mais ce n\u2019est pas bien grave, nul besoin de sa pr\u00e9sence pour appr\u00e9cier ces magnifiques paysages montagneux du Machete Pelao. Sur ces premiers kilom\u00e8tres, nous avons fait parler la poudre. En l\u2019espace de 2h54 nous gagnons notre premier lieu de r\u00e9sidence, ce qu\u2019ils appellent ici des caba\u00f1as. Nous sommes les premiers arriv\u00e9s, pas mal quand m\u00eame. Surtout que le chemin \u00e9tait raide, tr\u00e8s raide m\u00eame. Pendant une heure et demie nous n\u2019avons fait que monter, monter, monter. Cette suite de lacets nous a paru interminable. Une fois arriv\u00e9s au sommet, la vue d\u00e9gag\u00e9e est splendide, d\u2019autant plus que le soleil est comme nous, au top.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Les caba\u00f1as, ce sont des maisons de t\u00f4les o\u00f9 le seul confort est la moustiquaire de votre hamac, des douches froides et des toilettes sans papier, rustique donc. Install\u00e9s dans notre abri de fortune, nous ne tardons pas \u00e0 comprendre la raison de l\u2019absence de notre guide. Il est borracho, saoul\u00a0! Personne ne nous avait dit que c\u2019\u00e9tait une tradition indig\u00e8ne ! Au lieu de passer une soir\u00e9e d\u00e9tendue, \u00e0 \u00e9changer avec lui, il ne nous dira que des phrases sans queues ni t\u00eates, et nous laissera croire qu\u2019il n\u2019y a pas assez de nourriture pour le trek. Un d\u00e9but sur les chapeaux de roues\u00a0! Certainement pour cuver un peu ses bi\u00e8res, il nous abandonnera \u00e0 notre triste sort, nous rejoindrons un autre groupe de randonneurs pour passer la soir\u00e9e, histoire de s\u2019occuper.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Le lendemain, nous faisons un peu la tronche. Nous qui nous faisions une joie de faire le trek avec un indig\u00e8ne, nous voila maintenant avec un guide alcoolique\u00a0! Nous ne voulons pas rester avec lui, la m\u00e9fiance est de mise. Par chance, le groupe de randonneurs avec qui nous avons \u00e9chang\u00e9 la veille est aussi sur le d\u00e9part, nous d\u00e9cidons de nous joindre \u00e0 eux pour la caminata.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Il est 8h30 du mat\u2019, nous ne le savons pas encore mais 2h45 de marche nous s\u00e9parent de notre prochain pit-stop. Et le moins que l\u2019on puisse dire c\u2019est que les sentiers sont loin d\u2019\u00eatre des autoroutes pour randonneurs. De la boue, de la boue, des rochers glissants, des petits cours d\u2019eau et encore un peu de boue. Ne comptez pas ramener vos chaussures propres\u00a0! Au del\u00e0 de ces consid\u00e9rations esth\u00e9tiques, il faut surtout faire attention o\u00f9 l\u2019on met les pieds, une glissade, une morsure de serpent ou de tarentule est tr\u00e8s vite arriv\u00e9e sur ces terrains !<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Lorsque nous arrivons \u00e0 la caba\u00f1a suivante, celle appartenant \u00e0 notre agence, l\u2019id\u00e9e de rester avec notre guide ne nous enchante gu\u00e8re. A ce moment l\u00e0, nous sommes les deux seuls touristes, les groupes des autres agences s\u2019arr\u00eatent un peu plus loin. Potentiellement, nous sommes seuls avec lui et ses bi\u00e8res. Coup de bol, un groupe de biologistes loge pour la nuit dans ce campement. Et encore mieux, ils sont ultras sympas\u00a0! Le hasard, le destin, la bonne \u00e9toile, tout ce que vous voulez, mais souvent nos petits tracas se transforment en moments agr\u00e9ables.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Mario et Jaime, sont deux des trois biologistes travaillant dans la Sierra Nevada. Mario s\u2019occupe de recenser les esp\u00e8ces de papillons de la r\u00e9gion, Jaime des mammif\u00e8res. Avec eux nous irons nous baigner dans le fleuve pas loin de notre camp, nous passerons aussi toute l\u2019apr\u00e8s midi et la soir\u00e9e \u00e0 discuter de sujets divers et vari\u00e9s. Une belle rencontre, qui en plus tombe au bon moment. Et doublement m\u00eame. C\u2019est un fait, nous ne voulions pas trop discuter avec notre guide, mais pour ne rien arranger, le temps a tourn\u00e9 au vinaigre, la pluie a remplac\u00e9 le soleil\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Toute une apr\u00e8s midi, sans Internet, sans t\u00e9l\u00e9, sans radio, sans \u00e9lectricit\u00e9, bref sans rien sauf notre hamac, \u00e7a aurait pu \u00eatre tr\u00e8s long. Au contraire, en leur pr\u00e9sence le temps a pass\u00e9 vite, et que du bon temps.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Mercredi 13 juin, 5h30 du matin, nous rentrons dans le dur, une grosse \u00e9tape de marche nous attend aujourd\u2019hui. Avant de partir, notre guide nous annonce 4 \u00e0 5 heures de marche, sur ces chemins accident\u00e9s, rendus glissants par la pluie, ce n\u2019est pas qu\u2019une partie de plaisir qui nous attend.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">La rencontre des biologos nous a un peu d\u00e9tendu, notre guide est aussi un peu plus pr\u00e9sent et attentionn\u00e9 vis-\u00e0-vis de nous, les relations se d\u00e9g\u00e8lent progressivement. De toute fa\u00e7on, en marchant, nous n\u2019avons pas forc\u00e9ment beaucoup de temps pour parler de la pluie et du beau temps. Dommage, il y\u2019aurait de quoi dire\u00a0! En effet, tout au long de notre trek (sauf le premier jour), le sch\u00e9ma aura \u00e9t\u00e9 le m\u00eame, le matin il fait beau, l\u2019apr\u00e8s midi il pleut. Sch\u00e9ma binaire qui s\u2019applique avec une r\u00e9gularit\u00e9 d\u00e9courageante.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Au lever du jour, lorsque nous partons, les paysages sont spectaculaires. La petite brume matinale se l\u00e8ve, laissant ainsi d\u00e9couvrir les paysages exceptionnellement verdoyants des environs, magnifique. Le soleil matinal est aussi un pur enchantement pour nos photos. \u00a0A lui seul, ce tron\u00e7on pr\u00e9sente toutes les difficult\u00e9s de notre randonn\u00e9e. Une longue et raide mont\u00e9e, la travers\u00e9e d\u2019un fleuve, un passage dans la for\u00eat humide avec glissades intempestives, bref, une \u00e9preuve. Apr\u00e8s 4h50 de marche notre r\u00e9compense nous attend, le paradis.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Nous avons atteint le Paraiso Teyuna, autre nom du paradis\u00a0! Pour les coordonn\u00e9es c\u2019est facile, c\u2019est \u00e0 2 jours de marche de Mamey, accessible depuis Santa Marta en 2 heures. C\u2019est accessible \u00e0 tout le monde, les pires p\u00eacheurs compris, il faut simplement une petite condition physique, des bonnes chaussures, rien de plus. Au cat\u00e9chisme on vous a racont\u00e9 des bobards\u00a0! D\u00e9j\u00e0 sur le meilleur moyen d\u2019acc\u00e9der au paradis, mais aussi sur le paradis lui-m\u00eame. Nous pouvons en attester, il n\u2019y a pas un ange dans les parages. Ils ont surement \u00e9t\u00e9 repouss\u00e9s par les odeurs de chaussures humides et des slips qui s\u00e8chent, \u00e7a n\u2019a rien de tr\u00e8s glamour le paradis\u00a0! A ce compte l\u00e0, nous nous demandons bien \u00e0 quoi ressemble l\u2019enfer, \u00e7a ne doit pas \u00eatre piqu\u00e9 des vers\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Avec nos amigos, nous passons l\u2019apr\u00e8s midi \u00e0 nous d\u00e9tendre, et m\u00eame \u00e0 faire une petite sieste. De toute fa\u00e7on, comme \u00e0 son habitude, la pluie a fait son apparition, 12h30 l\u2019heure du crime, la bougresse est pr\u00e9cise comme un horloger suisse\u00a0! Jusque l\u00e0 nous avons eu du bol, la pluie tombait en plein pendant notre repos aux caba\u00f1as.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Le Paraiso est hyper bien plac\u00e9 pour acc\u00e9der \u00e0 la Ciudad Perdida, \u00e0 peine une heure de marche et vous y \u00eates. Un dernier morceau de bravoure nous attend avant d\u2019arriver \u00e0 la Ciudad, un escalier aux 1 200 marches \u00e9troites.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Il faut savoir que l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la Cuidad Perdida ne se fait pas sans l\u2019autorisation des indig\u00e8nes de la Sierra Nevada. D\u2019une part ce lieu est sacr\u00e9 pour eux, et d\u2019autre part, la Sierra Nevada est consid\u00e9r\u00e9e comme territoire indig\u00e8ne. Pour les autres groupes, nous ne savons pas si le c\u00e9r\u00e9moniel fut le m\u00eame, mais pour nous il respectait les traditions des indig\u00e8nes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Ainsi, avant d\u2019entamer l\u2019ascension des escaliers il nous a fallu faire un tour sur nous m\u00eame, ensuite, afin de demander l\u2019autorisation aux esprits d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la Ciudad, nous avons fait une offrande de feuilles de coca avant d\u2019entamer un petit tour de la plateforme. Avant ce c\u00e9r\u00e9moniel, pas question de faire de photos ou de filmer, cinq minutes de silence et de r\u00e9flexion. Notre guide veillait au respect scrupuleux de ces \u00e9tapes indispensables pour acc\u00e9der \u00e0 leur lieu sacr\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Ce c\u00f4t\u00e9 mystique ajoute une touche suppl\u00e9mentaire et participe incontestablement au merveilleux de ce site. Une fois r\u00e9alis\u00e9s ces rituels, nous acc\u00e9dons \u00e0 la Ciudad Perdida. Dans ces lieux, ce ne sont que des plateformes qui s\u2019offrent aux visiteurs. Celles-ci \u00e9taient en fait les fondations sur lesquelles \u00e9taient b\u00e2ties les maisons afin de laisser s\u2019\u00e9couler les eaux de pluie, ing\u00e9nieux. Si nous voulions faire nos rabat joie, nous vous dirions que la Ciudad Perdida n\u2019est qu\u2019une succession de ronds d\u2019herbes. Un peu l\u00e9ger quand m\u00eame. Surtout quand nous nous retrouvons au sommet, avec ces fameux ronds en face de nous, nous imaginons l\u2019immensit\u00e9 des lieux lorsqu\u2019ils \u00e9taient habit\u00e9s, nous sommes admiratifs. Au total ce sont plus de 250 plateformes qui ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9es, avec sur chacune une famille install\u00e9e, au total \u00e7a fait un paquet de monde. Dans le d\u00e9dale de passages qui compose la Ciudad, sans guide nous nous y perdrions, submerg\u00e9 par la for\u00eat, nous n\u2019avons pas de point de rep\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Le c\u00e9r\u00e9moniel d\u2019entr\u00e9e, la for\u00eat qui recouvre les lieux, ces constructions originales, tout participe \u00e0 notre bonheur dans cette visite, il y a une ambiance bien sp\u00e9ciale qui a accompagn\u00e9 cette visite.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Nous sommes maintenant en fin de matin\u00e9e, nous n\u2019avons pas de temps \u00e0 perdre, il nous reste beaucoup de marche avant de pouvoir rejoindre de nouveau notre caba\u00f1as Wiwa, et les nuages commencent \u00e0 descendre des montagnes, la pluie approche.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">M\u00eame si le paradis ne ressemble pas \u00e0 la conception que nous en avions, une chose est s\u00fbre, \u00e7a ne manque pas de bouffe. Une fois englouti notre almuerzo, d\u00e9part pour la caminata et vite\u00a0! Avec la pluie, les fleuves se gonflent d\u2019eau et deviennent plus difficiles \u00e0 traverser.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Le d\u00e9luge s\u2019abat sur nous\u00a0! A peine avons-nous mis les voiles que la pluie fait son apparition, la travers\u00e9e du rio se fait sans accroc, par contre il va falloir marcher pendant 4 heures sous cette averse permanente qui nous trempe les os\u00a0! Ca nous rappelle l\u2019Islande, sauf que nous ne sommes pas dans notre happy camper. Trem-p\u00e9s\u00a0! Quand nous arrivons au campement Wiwa, nous n\u2019avons qu\u2019une h\u00e2te, nous doucher et nous mettre au sec pour nous r\u00e9chauffer un peu.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Cette fois, pas d\u2019\u00e9chappatoire, nous sommes seuls avec notre guide, nobody else\u00a0! Il faut reconna\u00eetre qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 meilleur ces derniers jours. Nous regrettons vraiment cette entr\u00e9e en mati\u00e8re d\u00e9sastreuse. Surtout qu\u2019il a plein de choses \u00e0 nous apprendre. Apr\u00e8s le diner (qu\u2019il nous a concoct\u00e9), nous passerons la soir\u00e9e \u00e0 discuter avec lui des traditions indig\u00e8nes. Aujourd\u2019hui encore, nous restons scotch\u00e9s. Nico a lu une saga pr\u00e9historique dans laquelle \u00e9taient \u00e9voqu\u00e9s certains rites (passages \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte chez les hommes par exemple), et Vicente nous a donn\u00e9 le d\u00e9tail de leurs propres rites, ce sont les m\u00eames, juste incroyable. Ce n\u2019est qu\u2019un exemple parmi d\u2019autres, mais au cours de la discussion, nous allions de surprise en surprise. La communaut\u00e9, le r\u00f4le du chamane, les rites, \u00e7a existe vraiment, ce n\u2019est pas que dans les livres d\u2019Histoire, de Pr\u00e9histoire m\u00eame. \u00a0Apr\u00e8s tous nos \u00e9changes, une conclusion s\u2019impose, nous sommes \u00e0 des ann\u00e9es lumi\u00e8res du mode de vie des indig\u00e8nes, qui lui n\u2019a pas chang\u00e9 depuis des mill\u00e9naires, surr\u00e9aliste.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Le trek touche \u00e0 sa fin. Ce vendredi 15 juin nous retournons \u00e0 notre point de d\u00e9part. Tout au long du chemin nous serons trait\u00e9s comme des rois. Aux \u00e9tapes, nous aurons droit \u00e0 des jus de fruits frais, des petits en-cas, la totale. Et dire qu\u2019au d\u00e9but il nous avait laiss\u00e9 croire qu\u2019il n\u2019y aurait peut \u00eatre pas suffisamment de nourriture, jamais de la vie. Dans les caba\u00f1as, c\u2019est la vie en communaut\u00e9, tout est mis en commun, tout est partag\u00e9, enfin non, pas les barres chocolat\u00e9s qui font office de dessert, mourir de faim c\u2019est impossible dans ces conditions.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri;\">Apr\u00e8s cinq bonnes heures de marche nous arrivons. Encore une fois nous avons perform\u00e9, nous sommes les premiers, beaux gosses\u00a0! Au pied du panneau indiquant les \u00e9tapes, nous mesurons notre performance, en cinq jours nous avons parcourus 46,6 kms, en mont\u00e9e, en descente, dans la jungle, dans la boue, dans le fleuve, pas de la gnognotte en r\u00e9sum\u00e9. Comme on dit chez les jeunes, nous avons kiff\u00e9.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vous pourrez le dire dans n\u2019importe quelle langue, prononcer le nom de cette cit\u00e9 a quand m\u00eame un sacr\u00e9 cachet, la classe internationale en quelque sorte, \u00e7a nous correspond assez bien\u00a0! Maintenant que le trek est derri\u00e8re nous, nous ne nous demandons m\u00eame plus pourquoi la Cit\u00e9 Perdue s\u2019appelle comme \u00e7a. Pour faire notre trek, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":1949,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"aside","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[121,88],"tags":[114,89,93],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/notrecarnetderoute.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/Lost-in-la-Ciudad-Perdida.jpg?fit=5184%2C3456","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p27grk-vo","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1946"}],"collection":[{"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1946"}],"version-history":[{"count":9,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1946\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1953,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1946\/revisions\/1953"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/1949"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1946"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1946"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1946"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}