{"id":1720,"date":"2012-06-02T15:14:34","date_gmt":"2012-06-02T13:14:34","guid":{"rendered":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=1720"},"modified":"2012-08-01T23:26:42","modified_gmt":"2012-08-01T21:26:42","slug":"haut-en-couleurs","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=1720","title":{"rendered":"Haut en couleurs"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Entre Popayan, surnomm\u00e9e la ville blanche, et le march\u00e9 de Silvia, nous aurons effectu\u00e9 un s\u00e9jour riche en couleurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand on regarde la carte de la Colombie, San Agustin et Popay\u00e1n sont voisines de quelques kilom\u00e8tres. Dure r\u00e9alit\u00e9, quand nous allons acheter notre ticket de bus, la jeune maman qui fait office de vendeuse nous annonce que nous en avons pour<strong> <\/strong>5h30, gloups. Apr\u00e8s le trajet, nous comprenons pourquoi\u00a0! 130 km de route, dont une majorit\u00e9 sur pistes en plein c\u0153ur du parc national du Purac\u00e9, c\u2019est un 4&#215;4 qu\u2019il nous aurait fallu ! En effet, la v\u00e9g\u00e9tation s\u2019\u00e9tend \u00e0 perte de vue sur les reliefs montagneux de la cordill\u00e8re, et dans le parc, la route ne pr\u00e9sente que quelques rares tron\u00e7ons goudronn\u00e9s. On nous avait pr\u00e9venu, la route est pourrie, les bus tout autant. A raison, le notre n\u2019est pas de premi\u00e8re jeunesse, mais nous avons connu pire. Malgr\u00e9 les ballotements, nous arrivons \u00e0 profiter de cette nature presque vierge. Quatre heures quarante cinq plus tard, nous d\u00e9barquons dans la touffeur de Popay\u00e1n, malgr\u00e9 l\u2019almuerzo<strong>,<\/strong> les arr\u00eats fr\u00e9quents et les pr\u00e9sentations commerciales, notre chauffeur nous a amen\u00e9 \u00e0 destination en un temps record.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En arpentant les rues, nous ne pouvons nous emp\u00eacher de faire le parall\u00e8le avec Villa de Leyva. Une ville coloniale espagnole d\u2019inspiration andalouse, des murs blanchis \u00e0 la chaux, tout nous y fait penser. Mais, Popayan est une ville, Villa de Leyva un village, les rues pav\u00e9es ont disparu, le centre ville est plus grand, les boutiques plus nombreuses et avouons le, c\u2019est un peu moins charmant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le centre ville reste tout de m\u00eame extr\u00eamement beau avec sa grande place centrale pleine de monde, ses \u00e9glises blanches o\u00f9 la ferveur des croyants n\u2019est pas feinte, ses patios innombrables qui se r\u00e9v\u00e8lent comme autant de secrets inavouables. Et ces centaines de vendeurs de rue\u00a0! Des minutes de t\u00e9l\u00e9phone, des billets de loterie, des pipas (chips), des arepas, des tamales, des brochettes, des glaces, des obleas, ils ne manquent de rien. Ces marchands ambulants vous<strong> <\/strong>proposent de tout, \u00e0 toute heure du jour et de la soir\u00e9e, cela fait partie du folklore de la ville, de sa vie\u00a0! En sillonnant les rues, il nous arrive de p\u00e9n\u00e9trer dans les patios des universit\u00e9s ou des administrations, on y d\u00e9couvre alors la vari\u00e9t\u00e9 de ceux-ci. Celui de la fac de Droit est verdoyant et ensoleill\u00e9, celui de l\u2019universit\u00e9 de technologie est enti\u00e8rement pav\u00e9, le patio de la chambre de commerce<strong> <\/strong>est plus sombre, bref c\u2019est un extrait de ce que l\u2019on aper\u00e7oit quand une porte ose s\u2019entrouvrir. Le climat est lui aussi extr\u00eamement agr\u00e9able, la chaleur est bien pr\u00e9sente sans \u00eatre insoutenable. La journ\u00e9e nous pouvons nous installer sur les escaliers proches du puente de los humildes et assister \u00e0 un spectacle de jongleurs amateurs sans mourir de chaud. Le soir, nous supportons bien une petite laine lorsque nous sirotons un petit jus de fruit fra\u00eechement press\u00e9 (con leche o agua). Quand le soleil donne, alors c\u2019est \u00e9blouissant. Il faut reconna\u00eetre que les murs sont plus blancs que blancs, on se demande bien quelle lessive ils utilisent\u00a0!!! On dirait qu\u2019un coup de peinture vient d\u2019\u00eatre donn\u00e9. Apr\u00e8s le tremblement de terre de 1983, ce sont bien plus que des coups de peinture qui ont \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s afin de rendre \u00e0 Popay\u00e1n le visage qui \u00e9tait le sien avant cet \u00e9pisode douloureux. Pour nous, les heures passent, et nous ne nous lassons pas de parcourir les rues de la ville, jusqu\u2019au Morro de Tulcan, une petite colline d\u2019o\u00f9 nous observerons le soleil finissant de se coucher\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l\u2019\u00e9tranger comme en France, une attraction nous pla\u00eet particuli\u00e8rement\u00a0; les march\u00e9s. Depuis Popay\u00e1n, l\u2019occasion est belle d\u2019assister \u00e0 un march\u00e9 typiquement typique, celui de Silvia. Par la vari\u00e9t\u00e9 des fruits et l\u00e9gumes qui y sont propos\u00e9s, los mercados se d\u00e9marquent des n\u00f4tres. Autant les l\u00e9gumes sont assez proches des n\u00f4tres, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s, comme ces pommes de terre violettes. Autant pour les fruits, l\u00e0 nous sommes en plein r\u00eave tropical\u00a0; pina, mango, lulo, carambolo, maracuya, \u00a0guanabana, banano, mora, papaya, pitaya, coco, fresa, tomate de arbole, borojo, curuba, une coupe de fruits aux couleurs \u00e9clatantes et aux go\u00fbts savoureux\u00a0! Les \u00e9tals d\u00e9bordants de fruits de ce march\u00e9, et ceux de Colombie en g\u00e9n\u00e9ral, sont un pousse au crime, on les mangerait tous\u00a0! Si ce spectacle laisse d\u00e9j\u00e0 contemplatif, ce n\u2019est pas l\u2019attrait principal du\u00a0 march\u00e9 de Silvia. Ici, nous venons surtout pour y voir les indig\u00e8nes. Descendus des montagnes, ils viennent y vendre les fruits et l\u00e9gumes issus de leurs r\u00e9coltes. V\u00eatus de leur tenues traditionnelles d\u2019un bleu chatoyant, ces andins et andines viennent \u00e9gayer la ville et le march\u00e9 de leur pr\u00e9sence<strong> <\/strong>et de leurs traits si typiques. Cette population repr\u00e9sente moins d\u20191% des colombiens, et sont malheureusement rejet\u00e9s par le reste de la population. Nous avons du mal \u00e0 comprendre cela, surtout quand la chaleur de leur sourire exprime \u00e0 pleine dent leur gentillesse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Colombie, les march\u00e9s sont aussi une opportunit\u00e9\u00a0 pour se r\u00e9galer de la cuisine qui y est pr\u00e9par\u00e9e. L\u2019occasion fait le lardon, nous irons avaler un sancocho de gallina, une sorte de bandeja paisa, des empanadas, une salchipapas et des fruits en dessert, pas mal pour un petit d\u00e9jeuner\u00a0! Ah oui, il n\u2019est que 10 heures du matin\u00a0! En plus de son march\u00e9, Silvia jouit d\u2019un cadre hautement agr\u00e9able. Entour\u00e9e de hautes montagnes verdoyantes, nous aurions envie d\u2019y rester pour s\u2019\u00e9vader lors de quelques belles randonn\u00e9es. Mais bon, il nous faut regagner Popayan. Apr\u00e8s avoir profit\u00e9 de l\u2019animation de la place centrale et des centaines d\u2019andins qui s\u2019y sont mass\u00e9s, nous repartons, des couleurs pleins les yeux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On the road again\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Entre Popayan, surnomm\u00e9e la ville blanche, et le march\u00e9 de Silvia, nous aurons effectu\u00e9 un s\u00e9jour riche en couleurs. Quand on regarde la carte de la Colombie, San Agustin et Popay\u00e1n sont voisines de quelques kilom\u00e8tres. 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