{"id":1100,"date":"2012-03-30T16:54:23","date_gmt":"2012-03-30T14:54:23","guid":{"rendered":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=1100"},"modified":"2013-09-16T06:59:59","modified_gmt":"2013-09-16T04:59:59","slug":"promenons-nous-chez-les-igorots","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/notrecarnetderoute.com\/wp\/?p=1100","title":{"rendered":"Promenons-nous chez les Igorots"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">N\u2019ayez pas peur, nous ne sommes pas dans une \u00e9ni\u00e8me bande dessin\u00e9e de Tintin. Mais alors, que sont les Igorots\u00a0? Un plat typiquement philippin ? Une sorte de poisson ? Une sp\u00e9cialit\u00e9 de nouilles chinoises ? Rien de tout \u00e7a. Ce terme g\u00e9n\u00e9rique d\u00e9signe l\u2019ensemble des ethnies peuplant la Cordill\u00e8re, la partie montagneuse du Nord de Luzon, l\u2019\u00eele principale des Philippines. Apr\u00e8s vous avoir fait r\u00eaver avec les plages de sable fin, le bleu azur de la mer et les poissons, nous allons passer \u00e0 tout autre chose, tout aussi merveilleux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Let\u2019s go\u00a0! Apr\u00e8s une petite correspondance via Manille, nous montons \u00e0 bord d\u2019un bus de nuit qui nous am\u00e8nera \u00e0 Banaue. Un bus, du d\u00e9j\u00e0 vu me direz-vous\u00a0! Pas tout \u00e0 fait. Les go\u00fbts de nos amis philippins sont\u2026comment dire\u2026kitsch. Dans un bus, dont les rideaux sont en satin rose, les lumi\u00e8res du plafonnier sont vertes, oranges et bleues, et la musique tourne en boucle, l\u2019ambiance est garantie\u00a0! Avec tous ces artifices, on ne voit pas le temps passer. A tel point que les deux heures de rab\u2019 offertes passeront inaper\u00e7ues. Deux heures suppl\u00e9mentaires ?!? Tout simplement \u00e0 cause de chauffeurs de camions arr\u00eat\u00e9s sur le bas cot\u00e9 de la route pour dormir, merci pour l\u2019embouteillage\u00a0! Ici, le chaos ne nous surprend plus. L\u2019organisation et la rigueur sont des concepts pas encore tr\u00e8s r\u00e9pandus. Nous nous ferons cette remarque dans les petits restos o\u00f9 le temps d\u2019attente est parfois interminable pour un plat assez basique, et surtout quand ils oublient de compter des plats dans notre addition, notre porte monnaie ne s\u2019en plaindra pas\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais l\u00e0 n\u2019est pas l\u2019essentiel. Arriv\u00e9s \u00e0 Banaue \u00e0 8h du matin, notre premi\u00e8re mission consiste \u00e0 prendre des renseignements aupr\u00e8s de l\u2019office de tourisme. Notre temps est compt\u00e9 et les sites \u00e0 visiter sont nombreux, il s\u2019agit de ne pas se rater. Apres une heure de parlotte avec notre conseiller, nous arriverons enfin \u00e0 d\u00e9terminer notre itin\u00e9raire. Malgr\u00e9 son sens du service, il devait un peu en avoir ras la casquette de nos questions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Juste le temps de trouver une chambre et de reprendre quelques forces, que d\u00e9j\u00e0 nous repartons. Il est 13h30, nous nous rendons \u00e0 notre point de rendez-vous pour rencontrer notre guide. La fa\u00e7on dont ils les d\u00e9signent est pour le moins originale. Pour n\u2019avantager aucun guide, ils sont tir\u00e9s au sort. Le vainqueur du gros lot, nous, c\u2019est JJ (prononc\u00e9 Jay Jay et non Gigi). A peine le temps de faire connaissance que notre carrosse est d\u00e9j\u00e0 avanc\u00e9, un tricycle (cf. d\u00e9f. 1). Pour rallier le d\u00e9but de notre visite, nous emprunterons la route \u00ab\u00a0made in Pilipino\u00a0\u00bb\u00a0: un tron\u00e7on goudronn\u00e9, un tron\u00e7on de boue ravag\u00e9, un tron\u00e7on goudronn\u00e9, un tron\u00e7on de boue, de pierres et de flaques d\u2019eau, et ainsi de suite. L\u2019alternance, originale, rend le trajet marquant (pour les lombaires surtout). Enfin, nous arrivons \u00e0 destination et \u00e0 partir de cet instant, l\u2019\u00e9merveillement ne cessera jusqu\u2019\u00e0 notre retour \u00e0 Manille. Tapez Banaue sur Google, vous atterrirez sur les images des rizi\u00e8res en terrasse, un spectacle fantastique. Imaginez-vous un instant qu\u2019il y\u2019a 2000 ans de cela des hommes, les Ifugao, ont, de leurs mains, construit ces escaliers \u00e0 flan de montagne pour y cultiver la pr\u00e9cieuse c\u00e9r\u00e9ale. La boue pour seul mat\u00e9riau, ces rizi\u00e8res sont, aujourd\u2019hui encore, parfaitement intactes et fonctionnelles. Les familles, propri\u00e9taires des lots, ne se contentent pas de les entretenir pour flatter l\u2019\u0153il des touristes. Le riz, aliment de base ici, y est encore cultiv\u00e9. Randonner au c\u0153ur m\u00eame de ces terrasses est un bonheur qu\u2019on ne se lassera jamais de go\u00fbter pendant notre s\u00e9jour dans la Cordill\u00e8re. Notre journ\u00e9e s\u2019ach\u00e8vera gentiment, avec dans nos t\u00eates ces instants pass\u00e9s \u00e0 arpenter les rizi\u00e8res et les nombreuses explications de notre guide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Souhaitant profiter \u00e0 fond de notre s\u00e9jour, nous avons \u00ab\u00a0book\u00e9\u00a0\u00bb un trip un peu plus costaud, 2 jours et 1 nuit de randonn\u00e9e autour d\u2019autres rizi\u00e8res en terrasse, celles de Batad (le m\u00eame exercice sur Google peut \u00eatre fait). Jeudi 22 mars, 8 heures du matin, d\u00e9part en jeepney (cf. d\u00e9f. 2) pour notre rando. Kinakin, rien \u00e0 voir avec la guerre des \u00e9toiles, c\u2019est le point de d\u00e9part de notre randonn\u00e9e. Mais c\u2019est aussi une route en chantier, JJ nous a promis qu\u2019elle serait termin\u00e9e d\u2019ici 5 ans, ayant vu les philippins \u00e0 l\u2019\u0153uvre, nous parierons plus pour 10 ans\u2026Pour notre part, nous ne voyons pas le temps passer, le plaisir d\u2019\u00eatre en plein air dans ces for\u00eats combin\u00e9 aux explications pr\u00e9cieuses de notre guide nous maintiennent dans notre bulle. Pourtant, 4 heures se sont d\u00e9j\u00e0 consum\u00e9es lorsque nous arrivons \u00e0 Cambulo, notre premi\u00e8re \u00e9tape. Apr\u00e8s avoir go\u00fbt\u00e9 \u00e0 la tranquillit\u00e9 de ce village traditionnel et ses huttes en toit de nipa, nous repartons sous un soleil omnipr\u00e9sent. Le clou du spectacle, Batad, sera notre prochaine destination. Pour m\u00e9riter cette r\u00e9compense, il nous faudra d\u2019abord crapahuter dans les chemins de montagne et les rizi\u00e8res pendant quelques heures, lorsque nous y arrivons nous en prenons plein les mirettes. L\u2019\u00e9merveillement est de mise. Le chemin depuis Cambulo \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 beau, mais lorsqu\u2019on arrive \u00e0 Batad, cela devient majestueux. Depuis notre promontoire nous contemplons ces terrasses qui figurent parmi les plus profondes du monde. La vue sur ces rizi\u00e8res est magique, elles partent de si haut et s\u2019enfoncent si bas&#8230;on ne se lasse pas de les regarder. Avant de regagner notre pension pour y passer la nuit, nous irons aux pieds d\u2019une petite cascade, seul Nico aura le courage d y tremper les fesses\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce lieu, nous avons occup\u00e9 notre chambre la plus originale. Mont\u00e9e sur pilotis, notre petite hutte traditionnelle Ifugao avec son toit en nipa et ses lits \u00e0 m\u00eame le sol nous aura transport\u00e9 l\u2019espace d\u2019une nuit \u00e0 travers la culture philippine. Depuis notre chaumi\u00e8re, nous \u00e9tions aux premi\u00e8res loges d\u2019un spectacle \u00e0 la fois magique et mystique\u00a0; le brouillard tombant sur les rizi\u00e8res. D\u00e9finitivement, Les Philippines rec\u00e8lent des richesses naturelles incroyables. Au petit matin, nous profiterons une derni\u00e8re fois des d\u00e9lices propos\u00e9s dans notre auberge. La gentillesse de l\u2019accueil, la qui\u00e9tude du lieu et la qualit\u00e9 de la cuisine nous laisserons un tr\u00e8s agr\u00e9able souvenir de notre passage. Le temps passe trop vite, il faut boucler la boucle. Sous un soleil de plomb, nous prenons les chemins escarp\u00e9s que nous fait suivre notre guide pour rejoindre Bagaan, o\u00f9 le tricycle nous attend pour le retour. A la fin de ces quelques jours, nous nous dirons que le hasard doit \u00eatre notre alli\u00e9. Notre guide, tir\u00e9 au sort s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00eatre un superbe accompagnateur. Ses conseils, ses explications, sa fa\u00e7on d\u2019\u00eatre, ses chansons, bref, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 un vrai plaisir de partager ces moments avec lui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pas le temps de tra\u00eener, nous devons reprendre un bus afin de rallier Sagada (africa\u00a0?) pour la derni\u00e8re \u00e9tape marquante de notre s\u00e9jour. La correspondance avec le bus s\u2019av\u00e8re chaotique. D\u2019abord, l\u2019attente ; on restera plant\u00e9s comme 2 poireaux pendant une bonne heure avant qu\u2019il ne daigne passer. Ensuite l\u2019esquive ; apparemment rempli, le bus ne ralentira m\u00eame pas pour nous embarquer. Pour finir, trouver la solution de rechange; seule une jeepney peut nous sortir de notre mauvaise passe. Apr\u00e8s une courte attente, notre sauveur se pointe ! On discute quelques instants, on r\u00e8gle les d\u00e9tails, le deal est conclu. Lucky people\u00a0! La jeepney est vide, les places \u00e0 cot\u00e9 du chauffeur sont libres et il accepte qu\u2019on s\u2019y installe. A plusieurs reprises il s\u2019arr\u00eatera pour nous accorder des \u00ab\u00a0photos time\u00a0\u00bb. M\u00eame si le temps \u00e0 vir\u00e9 \u00e0 la pluie, nous appr\u00e9cions chaque instant de ce parcours atypique et unique. Arriv\u00e9s \u00e0 Bontoc pour notre correspondance, pas le temps de souffler que d\u00e9j\u00e0 nous repartons \u00e0 bord d\u2019une autre jeepney, violet flashy, remplit \u00e0 ras bord. Apr\u00e8s une heure serr\u00e9s les uns contre les autres, sous une pluie battante, et sur des routes \u00e0 la limite du praticable, nous arrivons \u00e0 Sagada. Ouf.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A ce moment l\u00e0, une question au centre de nos pr\u00e9occupations\u00a0; va t\u2019il s\u2019arr\u00eater de pleuvoir un jour\u00a0? Nous restons un jour complet ici, pas plus, le temps n\u2019a pas le droit de nous jouer des tours. Le chant du coq retentit au petit matin, comme nous, le soleil s\u2019est lev\u00e9, une bonne \u00e9toile veillerait elle sur nous ? Pas de temps \u00e0 perdre, en rando, hop hop hop. Et quoi de mieux pour commencer la journ\u00e9e que des cercueils suspendus, une sacr\u00e9 curiosit\u00e9\u00a0! Dans ces cercueils sculpt\u00e9s accroch\u00e9s en hauteur \u00e0 m\u00eame la falaise, les d\u00e9funts sont, selon la l\u00e9gende, plus proche des cieux. En effet, la route semble un peu moins longue&#8230; Arriv\u00e9s \u00e0 la grotte de Sumaging, on ne sait pas vraiment \u00e0 quoi s\u2019attendre. Comme dans toute grotte qui se respecte, il fait noir, l\u2019atmosph\u00e8re est humide et fra\u00eeche et les chauves souris s\u2019en donne \u00e0 c\u0153ur joie pour l\u2019ambiance sonore. Une fois le lampion de notre guide allum\u00e9, le myst\u00e8re se l\u00e8ve un peu, ca va \u00eatre sportif. L\u2019extraordinaire, ca se m\u00e9rite. C\u2019est une exp\u00e9rience assez unique que nous avons v\u00e9cu l\u00e0 dessous. Apr\u00e8s la salle pleine de guano, notre guide nous demande d\u2019enlever nos chaussures, why ? Pour descendre jusqu\u2019 en bas de la grotte, il est plus facile d&rsquo;adh\u00e9rer pieds nus, on s\u2019ex\u00e9cute. Le bougre, il n\u2019avait pas tort. Apres quelques acrobaties dignes d\u2019Indiana Jones, nous sommes tout en bas, c\u2019est merveilleux. La beaut\u00e9 des d\u00e9cors combin\u00e9e avec le cot\u00e9 aventureux de notre parcours aura fait de cette matin\u00e9e dans la grotte le point d\u2019orgue de notre randonn\u00e9e, un grand souvenir\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notre guide nous avait pr\u00e9venu, depuis quelques jours le matin il fait beau, l\u2019apr\u00e8s midi il pleut, et \u00e7a n\u2019a pas loup\u00e9. A partir de la, c\u2019est termin\u00e9, prenez votre douche, faites vous un th\u00e9 et allez surfer sur le net, il pleut des seaux d\u2019eau\u00a0! Peu importe, nous aurons fait l\u2019essentiel ici. Nous garderons un excellent souvenir de Sagada, son ambiance routarde d\u00e9contract\u00e9e, le march\u00e9 typique, les divers d\u00e9lices qu\u2019on y d\u00e9niche, les curiosit\u00e9s alentours, bref, ce crochet fut sympa.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour couronner le tout, nous finirons par une note culturelle au mus\u00e9e de Bontoc. Enti\u00e8rement consacr\u00e9 aux Igorots, il nous permet de parfaire nos quelques connaissances sur les ethnies de la r\u00e9gion. Dans ce petit mus\u00e9e, nous avons combin\u00e9 l\u2019utile, en am\u00e9liorant nos connaissances, \u00e0 l\u2019agr\u00e9able, en se d\u00e9lectant des photos, commentaires et de la reconstitution d\u2019un village traditionnel. Maintenant, il est temps de se diriger vers notre destination finale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Manille ! Avant de rejoindre le Japon, nous restons une petite journ\u00e9e dans la capitale, histoire de. Aux Philippines, le premier effet kiss cool se sont les paysages spectaculaires, le deuxi\u00e8me effet kiss cool, c\u2019est Manille. A propos de cette ville, la l\u00e9gende dit qu\u2019elle fut l\u2019une des plus belles villes d\u2019Asie. Lorsqu\u2019on visite le quartier colonial d\u2019Intramuros, on veut bien le croire. Fond\u00e9 par les espagnols en 1571, il flotte ici une atmosph\u00e8re toute particuli\u00e8re, faite des influences hispaniques et philippines, c\u2019est tr\u00e8s charmant. On imagine assez bien la douceur de vivre et la beaut\u00e9 des lieux avant l\u2019\u00e9pisode tragique de la seconde guerre mondiale. Lors de la bataille des Philippines opposant am\u00e9ricains et japonais en 41-42, non seulement plus de 150\u00a0000 \u00e2mes furent emport\u00e9es mais la ville fut aussi quasiment d\u00e9truite, figurant parmi les villes les plus durement touch\u00e9es pendant le conflit. Presqu\u2019enti\u00e8rement reconstruite, Manille a perdu son charme. La surpopulation, la criminalit\u00e9 et la pauvret\u00e9 sont les difficult\u00e9s que la ville essai aujourd\u2019hui de surmonter. Le chemin \u00e0 parcourir sera encore long, mais la ville y est d\u00e9j\u00e0 r\u00e9solument engag\u00e9e. En r\u00e9sulte un melting pot o\u00f9 les centres commerciaux clinquant et modernes narguent les enfants vivants\u00a0dans la plus grande mis\u00e8re, dur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous ne retiendrons que les beaux moments de notre s\u00e9jour. C\u2019est avec des souvenirs plein la t\u00eate que nous quittons Les Philippines vers une nouvelle \u00e9tape de notre voyage, le Japon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Def. 1 Tricycle<\/strong> nf, moto \u00e0 laquelle a \u00e9t\u00e9 accol\u00e9e un side car fait main. Pour le passager du side car, le gras de ses fesses sera son unique amortissement, il est donc conseill\u00e9 de le conserver pr\u00e9cieusement lorsqu\u2019 on voyage \u00e0 bord de cet engin. Par d\u00e9finition, un tricycle peut vous emmener partout, par d\u00e9finition un passager peut aussi supporter le voyage. Mais la r\u00e9ussite d\u00e9pend surtout du passager.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Def. 2 Jeepney<\/strong> nf, v\u00e9hicule de transport de troupe datant de la seconde guerre mondiale, pour les plus vieux, entretenus et d\u00e9cor\u00e9s \u00e0 la mode philippine et destin\u00e9s \u00e0 transporter des passagers dans des conditions de s\u00e9curit\u00e9 et de confort minimales. Citation \u00ab\u00a0Les philippins sont aussi dou\u00e9s pour r\u00e9parer les jeepneys que les c\u0153urs bris\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u2019ayez pas peur, nous ne sommes pas dans une \u00e9ni\u00e8me bande dessin\u00e9e de Tintin. Mais alors, que sont les Igorots\u00a0? Un plat typiquement philippin ? Une sorte de poisson ? Une sp\u00e9cialit\u00e9 de nouilles chinoises ? Rien de tout \u00e7a. 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